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 Zepset / Firebox : Cergy, Pacific Rock, 2/7/16

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Phil

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MessageSujet: Zepset / Firebox : Cergy, Pacific Rock, 2/7/16   Lun 4 Juil 2016 - 4:02

ZEPSET/FIREBOX : Cergy, Pacific Rock, 2/7/16

C'était donc la deuxième fois que je m'apprêtais à revoir Zepset au Pacific Rock, lieu auquel ils semblent bien habitués puisque dans l'intervalle séparant le premier concert de celui-ci, le groupe s'était de nouveau produit dans cette salle cergy-pontaine dans le cadre notamment de la Satan's Fest. La nouveauté pour moi résidait dans le fait que le groupe juste avant de s'attaquer au répertoire zeppelinien ô combien si complexe, enfilait un manteau "européen" sous le nom de Firebox. Rappelons donc la composition du groupe : Franck Flachez au chant, Yann Bourhis à la guitare, Fabrice Raboutot aux claviers, Fred Jullien à la basse et Thierry Scarlatti à la batterie.

Bravant donc les éléments naturels (il s'est mis à tomber des cordes en chemin) mais aussi les bouchons devenus "légendaires" (ceux qui les pratiquent, confirmeront) au niveau du Stade de France sur l'A 86 (même eu le temps de prendre une photo, c'est pour dire), j'atteins enfin mon but après plus d'une heure de route.



Pas grand monde lorsque j'arrive au Pacific Rock à tel point que je me demande si le concert n'est pas annulé même si je sais pertinemment que les gens ont tendance à arriver plus tard. Mais bon, là, c'est le désert de Gobi......mdr. Je n'ai que mon bracelet vert pomme comme compagnon.... Laughing



Une chorale nommée Sauvage et Clandestine ouvre les hostilités entre autres sur un Don't Stop Me Now très original de Queen mais après ça se gâte avec des covers de Gilbert Montagné et JJ Goldman. Ca me saoûle vite et du coup, je m'en vais taper la discute avec Frank (chanteur de Zepset), Mario (guitariste de Rosie Never Stops) et Jean-Michel, le caissier du Pacific Rock. On cause de plein de choses telles que la difficulté pour trouver des concerts, les frais que ça représente, le statut précaire des intermittents mais aussi de foot puisque est en train de se jouer le 1/4 de finale de l'Euro entre l'Allemagne et l'Italie.








Mario et Franck



Donc, c'est Firebox qui monte en premier sur scène sur un très lourd War Of Kings, morceau-titre du dernier opus des Suédois, un morceau que j'ai fini par aimer à force de l'écouter et là, le quintet nous en offre une très belle version qui, elle-même, est suivie d'un Days Of Rock 'n' Roll d'excellente facture. Groupe bien en place, son parfait et des lights très variés, des paramètres qui vont faire de ce concert, une réussite totale.











Réussite d'entrée de jeu car Last Look At Eden et son écrasant tempo déboulent sans coup férir sur la modeste assistance du Pacific Rock. Je regarde Lolozep, présent aussi qui approuve immédiatement. Firebox, extrait du très décrié Bag Of Bones nous est même proposé dans une version qui irait presque jusqu'à supplanter la version originale avec un Franck très en voix ce soir. Yann nous gratifie de soli particulièrement inspirés tandis que Fred (qui sur le set d'Europe à des airs à la Tony Levin) et Thierry, en tant que solide section rythmique, effectuent leur job avec efficacité. Il en est de même pour Fabrice qui effectue des prouesses sur son clavier Hammond. No Stone Unturned, Prisoner In Paradise, Girl From Lebanon (tous deux extraits de l'album du même nom paru en 1991) passent de fort belle façon le cap du live. Bien évidemment, Rock The Night et The Final Countdown qui viennent clôturer ce premier set, remportent à n'en point douter un succès franc et massif auprès du public qui est sollicité par un Franck très en verve. 15 minutes de pause pour Franck et ses compagnons d'armes, ce dernier en profitant pour aller jeter un oeil furtif au match diffusé sur un petit téléviseur fixé en hauteur au dessus de Jean-Michel, le caissier. Le score en était à ce moment-là à 1-1 et les prolongues n'étaient pas loin de débuter.









La chorale Sauvage et Clandestine ayant quelque peu débordé en ouverture, Zepset se voit donc dans l'obligation d'entamer très rapidement son set qui débute par un In The Evening fidèle à l'original suivi d'un Rock And Roll endiablé. Les postures de Franck sont tellement déroutantes que oui, on y pense, on a l'impression d'avoir en face nous, notre ami Percy. Le chant est excellent, l'attaque du morceau l'est tout autant, attaque qui permet d'enchaîner sur un Celebration Day interprété DANS L'ESPRIT (cette expression reviendra un certain nombre de fois dans la discussion que m'accordera Franck après le concert) de la version live qui figure sur le double live The Song Remains The Same. Par contre sur le début du concert, je trouve les lights plus sombres, sans doute dû au caractère plus obscur de la musique du Zep. Beaucoup de bleu donc pas pratique pour réaliser des photos de qualité.

A chaque fois, je le dis. J'ai 54 balais et je deviens un peu plus sénile mais à chaque fois que j'entends The Rover, un titre que le Zep n'a jamais interprété live dans son intégralité, ça m'fout un putain de frisson rien que pour l'intro épaisse, "râpeuse" et rugueuse, bref, tous ces qualificatifs définissent parfaitement bien le 2ème morceau de Physical Graffiti. Interprétation, à mon avis, magistrale.







Les accords de No Quarter retentissent sous l'impulsion d'un Fabrice très concentré, relayés par la batterie de Thierry, la guitare de Yann avec sa coupe pagienne très 73, la basse de Fred et le chant de Franck. Le groupe s'embarque ainsi dans une version étirée (une bonne dizaine de minutes) virant sur un solo de clavier très jazzy à aucun moment ennuyeux pour finalement retomber "sur les cordes" de la trame principale du morceau. Très belle version.
Black Dog est là pour nous rappeler, et cela Zepset l'exécute parfaitement, que le Zep savait composer des titres à la fois percutants et mélodieux comme Over The Hills And Far Away mais aussi s'aventurer dans des contrées plus alambiquées sur fond de blues notamment par le biais de cette interprétation beaucoup plus courte que d'habitude (normal, ça n'allait pas durer une demi-heure...) de Dazed And Confused où comme Jimmy Page, Yan se plait à réutiliser le gimmick de l'archet.

















Pas de temps mort observé et c'est un Immigrant Song bien plombé que l'on se prend en pleine face....Une version à défriser un mouton des Highlands....Notre ami Yann se saisit de sa Gibson SG blanche et non bordeaux double manche pour interpréter The Song Remains The Same. Tout le monde dans l'assistance pense que ce morceau sera couplé avec The Rain Song mais non, c'est un émouvant Stairway To Heaven qui nous est interprété en lieu et place, le groupe prêtant une attention toute particulière à l'exécution parfaite de ce titre légendaire.



Servi par un son particulièrement puissant notamment au niveau de la batterie de Thierry, c'est au tour de Kashmir d'être revisité avec précision et rigueur, titre sur lequel nos cinq amis décident de conclure leur show. Tous les contre-temps de ce morceau sont scrupuleusement respectés afin de pérenniser l'esprit zeppelinien. "On fait tout pour et c'est là, notre seule préoccupation" me dira ensuite ensuite Franck avec passion et détermination.

A la demande générale, et ce, juste après que Franck ait taquiné Thierry sur la défaite de l'Italie face à l'Allemagne ("Ca y est, il fait la gueule....."), le groupe repart pour deux titres supplémentaires à savoir All My Love extrait d'In Through The Out Door, une chanson écrite par Plant et Jones en hommage à son fils Karac décédé d'un virus très rare en juillet 1977. Fabrice me dira à l'issue du concert que cette chanson l'émeut tout particulièrement à chaque fois qu'il la joue et ce, par rapport à ce qu'elle véhicule bien évidemment. Belle version gorgée d'émotion. Et c'est donc tout logiquement que Whole Lotta Love et son riff légendaire (le côté légendaire chez Zep est quand même supérieur à la moyenne par rapport à d'autres groupes) viennent conclure ce concert de haute volée. On a droit à tous les ingrédients : le fameux solo de Page, le thérémine, la voix aigüe de Plant reproduite à l'identique par Franck, ses postures suggestives, le gros son de batterie exécuté par Thierry et la basse vrombissante assurée par Fred. On ne pouvait pas rêver mieux comme final. Bravo, les amis....Je pense qu'après ce concert, la porte du Pacific Rock leur sera toujours verte.



























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