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 Toto

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T.N.T.

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MessageSujet: Toto   Dim 21 Mar 2010 - 13:18

Excellent ce groupe, avec quelques superbes hits. Les musiciens de Toto avaient été considérés comme les meilleurs du monde dans les années 80.



LA SAGA DE TOTO DANS SON INTÉGRALITÉ



Toto reste un des groupes californiens les plus emblématiques des années 80. Avec des titres comme “Hold the line”, “Rosanna” et “Africa”, Toto a donné ses lettres de noblesse au rock FM. Leur force est d'avoir su créer un habile mélange de rock, de pop, de jazz et de funk transcendé par la qualité des mélodies, des arrangements et des harmonies.
Le dernier album de Toto, "FALLING IN BETWEEN LIVE", est paru en août 2007, alors que le groupe venait tout juste de célébrer ses trente années d'existence. "Falling in between Live", le dix-huitième album dans la discographie de Toto, avait été enregistré au Zénith de Paris, le 26 mars 2007.

Toto est né en 1977 à Los Angeles. Au départ, le groupe se compose du chanteur Bobby Kimball, du guitariste Steve Lukather, du bassiste David Hungate, du batteur Jeff Porcaro et des deux claviers David Paich et Steve Porcaro. Bobby Kimball est l'ancien chanteur du groupe S.S. Fools. Tous les autres se sont déjà imposés comme d'excellents musiciens de studio.
David Paich et Jeff Porcaro se connaissent depuis l’adolescence. A San Fernando Valley en Californie, ils fréquentent la même école. C’est là qu’ils montent leur premier groupe, Rural Still Life, qui s’inspire directement de Jimi Hendrix. Leurs études terminées, David et Jeff continuent avec le renfort de Steve Porcaro et de Steve Lukather. Comme il nous le rappelle, Steve Lukather avait trouvé sa vocation dès son plus jeune âge.

"Le jour de mon septième anniversaire, mon père m’a offert une guitare et une copie de l’album 'Meet the Beatles'. Et ma vie en a été bouleversée. J’ai écouté le disque et j’ai dit : voilà ce que je veux faire."

Jeff Porcaro ne reste pas longtemps avec le groupe Rural Still Life. Présenté à Sonny Bono par le bassiste David Hungate, il devient le batteur de Sonny &
Cher pour huit cents dollars par semaine. Il reste avec eux jusqu’en 1973. Puis il rejoint Steely Dan avec qui il enregistre l’album “Katy lied”. C’est pour lui le début d’un travail de sessions qu’il poursuivra sans interruption tout au long de sa vie.
On remarque les futurs musiciens de Toto derrière les artistes les plus divers, de Jackson Browne à Barbra Streisand, en passant par Earth, Wind & Fire, Elton John et Aretha Franklin. En 1976,  ils sont presque tous réunis pour les sessions de l'album “Silk Degrees”, de Boz Scaggs. C'est après l'enregistrement de ce disque que David Paich et Jeff Porcaro décident qu’il est temps de sortir des studios. Le métier de musicien de sessions est certes très lucratif, mais il a en contrepartie un côté rébarbatif et frustrant qu’ils voudraient oublier dans un travail plus personnel.

1977 marque la création officielle de Toto. Concernant l'origine du nom du groupe, il y a plusieurs versions. Voici d'abord celle de Mike Porcaro.

"Toto est venu très simplement. Lorsqu’ils ont formé le groupe, Jeff et David se sont mis à chercher un nom, de préférence deux syllabes facilement mémorisables par tous. Et ils regardaient à la télé 'Le Magicien d’Oz', dans lequel le petit chien s’appelle Toto. C’est d’une parfaite simplicité : T.O.T.O. Avec pour conséquence que, dans presque toutes les langues, 'Toto' veut dire quelque chose. C’est un nom quasiment universel."

Cette explication a figuré dans la biographie du groupe jusqu’au jour où l’on a appris que Toto serait le surnom du chanteur Bobby Kimball, mais avec une autre orthographe. Ce que confirment Bobby lui-même et Steve Lukather.

"C'est vrai : T.O.T.E.A.U.X. C'est mon surnom. C'est Steve qui me l'a donné : Robert Toteaux.
- C'est la véritable raison. Les gens pensent que c'était à cause du petit chien dans 'Le magicien d'Oz'. Bobby vient de Louisiane. C'était son surnom et on pensait que ce serait rigolo comme nom. Mais on en a changé l'orthographe parce que, à part pour un Français ou quelqu'un qui vient de Louisiane, c’est plutôt compliqué de lire E.A.U.X. et de prononcer Toto. Ils diraient Toteaux, bien sûr. C'est un nom un peu bête et je ne l'ai jamais aimé. Mais qu'y a-t-il dans un nom ?"

Il existe au moins une troisième version. On dit que Jeff Porcaro aurait tiré quatre lettres dans un jeu de Scrabble, avec lesquelles il aurait formé le mot Toto. Quoi qu’il en soit et bien que ce nom ne fasse pas l'unanimité, ils optent pour Toto, pressés par leur maison de disques qui s'impatiente. “TOTO” est aussi le titre de leur premier album qui paraît en septembre 1978.

Le coup d’essai de Toto est un coup de maître. Le premier single extrait de leur premier album, "Hold the line", se classe N°5 aux Etats-Unis et leur vaut une nomination pour le Grammy Award du meilleur nouveau groupe. Leur  réussite est fulgurante, peut-être trop rapide. Deux mois à peine après la sortie de l'album, ils tournent déjà en têtes d'affiche. Ce succès populaire s’accompagne d’une critique parfois très dure. Le magazine "
Rolling Stone" par exemple, ne voit dans ce disque qu’une technique parfaite au service d’une musique sans âme.
Dédaignant ces commentaires, les musiciens de Toto continuent dans la même veine et publient leur deuxième album, “HYDRA”, en novembre 79. Leur musique est toujours très riche : elle intègre des influences de pop et de rock, mais aussi de musique progressive, de soul et même de jazz. Les ingrédients sont identiques, mais la réussite de ce deuxième album est moins évidente. Le seul single qui en est extrait, “99", n’accroche qu’une modeste vingt-sixième place dans les charts.

En Europe, la situation de Toto est la même qu'aux Etats-Unis. Grâce à “Hold the line”, le groupe est connu mais son succès reste confidentiel malgré la qualité de sa musique. En janvier 81, le troisième album de Toto, “TURN BACK”, traduit un certain enlisement de leur carrière. Le groupe ne semble guère intéresser le grand public. Pourtant, les musiciens ne renoncent pas. Ils s’accrochent et redoublent d’efforts pour donner une unité à leur musique
Finalement, à force de persévérance, Toto décroche enfin un tube en juillet 82 avec "Rosanna". Steve Lukather revient sur l'identité de cette Rosanna.

"Rosanna, c'est un personnage composite. Au moment où David Paich a écrit cette chanson, Steve Porcaro vivait avec l'actrice Rosanna Arquette. David aimait ce prénom et il l'a donc utilisé, mais la chanson ne parle pas d'elle. Et aujourd'hui, elle prétend ne pas nous connaître : c'est n'importe quoi ! C'était il y a vingt et un ans, vingt-deux ans. Le jeu de batterie de Jeff Porcaro sur l'intro, c'est quelque chose que l'on étudie aujourd'hui à la Berkeley School of Music, un style entre Bernard Purdie et John Bonham. Ça a été un tube pour nous. Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent. A l'époque, Jeff Porcaro sortait avec une jeune fille qui s'appelait Rosanna. Que dire de plus ?"

Extrait de l'album "TOTO IV", "Rosanna" reste pendant cinq semaines à la deuxième place du hit-parade américain. Mais un autre extrait de l'album fait encore mieux : c'est "Africa",  qui est N°1 en février 83.
Aux Grammy Awards, Toto triomphe dans six catégories : meilleure performance vocale pop, meilleur arrangement, meilleure production, meilleur enregistrement ;
“Rosanna” est disque de l’année, et “Toto IV” album de l’année. Et pour couronner le tout, Steve Lukather est sacré meilleur compositeur dans la catégorie rhythm & blues pour “Turn your love around”, un titre qu’il avait confié à George Benson.

En 1982, les musiciens de Toto avaient participé à l’album “Thriller” de Michael Jackson, où Steve Porcaro a cosigné le titre “Human nature”. C’est Michael qui les a appelés, comme le rappelle Steve Lukather.

"En fait, il a loué nos services parce qu’il aimait ce qu’on faisait. Ça s’est passé dans la bonne humeur et sans problème. Sur certains points, il avait ses exigences. Sur d’autres, il nous a laissés faire ce qu’on voulait. De toute façon, il n’était pas là tout le temps. On a fait 'Beat it' sans lui !"

Après la sortie de "Toto IV", le bassiste David Hungate décide de s'en aller. Il s'est installé à Nashville et il redevient musicien de studio. Il est remplacé par Mike Porcaro. A propos du départ de David, voici l’opinion plutôt radicale de Steve Lukather.

"Il ne s’est jamais intéressé au rock'n'roll. Tout ce qu’il voulait c’était de l’argent, et ça, je ne pouvais pas le supporter. Depuis, je ne lui parle plus. Je n’ai aucun respect pour ceux qui ont quitté le groupe. Ils n’ont plus de boulot et ils nous font des procès sans arrêt."

Après le départ de David Hungate, Toto se sépare de Bobby Kimball. Le chanteur n’a pas su gérer le succès du groupe et il a commis des excès qui ont affecté ses qualités vocales. Là encore, Steve Lukather ne se montre pas tendre.

"On l’a viré. Problème de drogue. Il n’arrivait plus à chanter. Et on a eu le même problème avec ses remplaçants, Fergie et Joseph.  Il paraît que la coke était très à la mode à l’époque. J’ai aussi connu ça et je déteste. Tu ne peux plus travailler, tu t’attires des ennuis avec la police, tu donnes mauvaise réputation au groupe. Quant à Bobby, on lui a donné sa chance, il l’a gaspillée. Et on l’a mis dehors."

Malgré son succès, Toto a du mal à garder son unité. Coup sur coup, le groupe vient de perdre son bassiste David Hungate et son chanteur Bobby Kimball. Après cette seconde défection, c’est un Toto complètement instrumental qui compose, arrange et interprète la bande originale du film de David Lynch, “DUNE”, ainsi que le thème des épreuves de boxe pour les Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles.
Bobby Kimball est remplacé par Fergie Frederiksen, l’ancien chanteur du groupe Louisiana's LeRoux. Fergie a été embauché à la hâte, sans même passer d’audition, et il subit son baptême du feu sur “ISOLATION” en novembre 1984. Mais sur le single “Stranger in town”, c’est David Paich qui chante. David Paich, l'un des deux claviers, est alors l'âme du groupe. C'est déjà lui qui chantait sur “Africa” en 1982.

Après l'album "Isolation", le chanteur Fergie Frederiksen est remercié. Pour le remplacer, Toto choisit Joseph Williams, le fils de John Williams, le célèbre compositeur de musique de films. Joseph apparaît sur “FAHRENHEIT” en août 1986, un album qui accueille de nombreux invités prestigieux comme Don Henley, Michael McDonald, David Sanborn et Miles Davis.
Steve Porcaro quitte alors Toto pour se consacrer à la composition. En mars 1988, réduit à cinq, le groupe publie “THE SEVENTH ONE”, dont la pochette ressemble étrangement à celle de leur premier album. Après “Rosanna”, “Angela”, “Lorraine”, Carmen” et “Lea”, la valse des prénoms féminins continue ici avec “Anna” et “Pamela”.

Steve Lukather publie un premier album solo en 1989. L'année suivante, Bobby Kimball réapparaît sur un album baptisé "CLASSIC TOTO HITS", un projet allemand où il est associé au Frankfurt Rock Orchestra. Enfin, c'est Toto qui revient en juin 90 avec un disque charnière, qui est à la fois le bilan de treize années de carrière et une ouverture sur l’avenir.
Intitulé “PAST TO PRESENT 1977-1990”, l’album contient neuf de leurs plus grands succès et quatre inédits. Ces quatre nouveaux titres sont co-signés et interprétés par un nouveau chanteur, le quatrième depuis les débuts du groupe, Jean-Michel Byron. Byron, comme on l’appelle, est un noir sud-africain de Johannesburg qui avait envoyé des maquettes à Bobby Colomby, l’ancien batteur de Blood, Sweat & Tears devenu directeur artistique chez Columbia.

Lorsque Toto retourne en studio en 1991, Jean-Michel Byron n'est plus là et on a choisi de ne pas le remplacer. Steve Lukather explique comment cette décision a été prise.

"Byron ne collait pas du tout avec le groupe. C’était une idée de la maison de disques. Alors on s’est dit : 'Faisons le nous-mêmes. Ecrivons des chansons en fonction de nos voix. Soyons à nouveau un groupe'. On est parti à San Francisco et on a composé l’ensemble de 'Kingdom of desire'. On vivait tous dans la même maison et on s’est retrouvé, comme à l’époque où nous allions à l’école ensemble. Nous étions redevenus un groupe et c’était merveilleux."

Le 5 août 1992, quelques jours avant la sortie de "Kingdom of desire", Jeff Porcaro meurt d’une crise cardiaque dans sa résidence de Hidden Hills en Californie. Il avait trente-huit ans. Le décès, d’abord attribué à une allergie à un pesticide que le batteur était en train de répandre dans son jardin, est ensuite mis sur le compte d’un abus de drogue. Ce que Steve Lukather dément avec force et émotion.

"Il était comme un grand frère. Je ne sais pas quoi dire. Nous savons tous que c’était un musicien brillant, mais il était beaucoup plus. Il avait une âme, il était généreux, aimable, il donnait tout à ceux qu’il aimait. Ses enfants étaient son bien le plus précieux. Il n’est pas mort d’une overdose, ce sont des stupidités. Plus jeunes, on y a tous tâté, et ça laisse des résidus dans vos muscles pendant des années. Non, il est mort d’une crise cardiaque. Il mangeait mal et il fumait beaucoup trop. Avec ce petit mot, drogue, ils ont vendu de la copie mais ils ont sali son nom et démoli sa femme et ses enfants. Ces journalistes sont des irresponsables."

“KINGDOM OF DESIRE” paraît le 8 septembre 1992. Sur cet album qui fait la part belle aux guitares, on trouve à la fois du rock pur et dur et de magnifiques ballades. La tournée mondiale prévue pour accompagner la sortie de “Kingdom of desire” est maintenue et c’est l’Anglais Simon Phillips qui remplace Jeff Porcaro au pied levé. Simon Phillips n’est pas le premier venu. Il a joué avec les Who, Roxy Music, Jeff Beck, Judas Priest et Stanley Clarke, ce qui est la preuve d'une belle palette musicale.

En septembre 1993, le double CD “ABSOLUTELY LIVE” est le reflet de la première tournée de Toto sans Jeff Porcaro. L’album lui est dédié, notamment à travers une longue version du classique des Beatles,  “With a little help from my friends”. En 1994, Steve Lukather propose “CANDYMAN”, son deuxième album solo.  Un nouveau Toto sort en octobre 95. Il s'appelle "TAMBU". Tous les morceaux sont cosignés par Steve Lukather et c'est lui qui les chante pratiquement tous. Il semble bien être devenu le nouvel homme fort du groupe.
Quant au batteur Simon Phillips, il est maintenant bien intégré. Il a pu sortir de son simple rôle de batteur et participer à l’écriture de trois titres.

"Je me sens très bien dans le groupe. Ils ont d’ailleurs tout fait pour m’accueillir au mieux et pour me mettre à l’aise. Etre dans Toto, c’est pour moi une progression naturelle. Ça vient à point. Je suis avec eux depuis trois ans maintenant, mais ça a marché dès le premier jour."

Alors que paraît une nouvelle compilation intitulée "LEGEND", Toto passe l'essentiel des années 1996 et 97 sur la route. En juin 97, deux anciens chanteurs du groupe, Bobby Kimball et Joseph Williams, réapparaissent au sein des West Coast All Stars sur l'album "
California Dreamin'".
Il faut attendre mai 98 pour voir arriver un nouveau Toto. Baptisé "XX", il marque le vingtième anniversaire de la sortie de leur premier album. On y trouve treize inédits : neuf chansons qui n'avaient pas trouvé leur place sur les disques précédents, ainsi que quatre titres "live", dont la longue version d'"Africa" enregistrée à Johannesburg. Mais qu'on ne s'y trompe pas : tout est de qualité et méritait d'être publié, à l'image du single "Goin' home".

A l'occasion de la sortie de l'album "XX", Toto donne plusieurs concerts de promotion en Europe. Pour interpréter les premiers titres de son répertoire, le groupe a rappelé plusieurs anciens : Joseph Williams, Steve Porcaro et Bobby Kimball. Comme ces retrouvailles se passent bien, on décide de les garder pour l'enregistrement de l'album suivant, "MINDFIELDS", qui sortira en mars 99. Evincé en 1983, Bobby Kimball retrouve ainsi sa place de chanteur de Toto plus de quinze ans après, ce qui est inespéré.

"J'avais pris de mauvaises habitudes qui ne cadraient pas avec la bonne marche du groupe, avec sa cohésion. J'étais sur une mauvaise pente et ils ont pris la bonne décision en me demandant de partir. Je crois sincèrement que ça m'a sauvé la vie ;
ça m'a donné à réfléchir et ça m'a fait retrouver mes esprits. Mais dans mon for intérieur, je n'ai jamais quitté le groupe, j'étais toujours de tout cœur avec eux. J'espérais simplement et je priais même pour qu'ils n'aient pas de gros succès, et quand ils ont fait 'I will remember', je me suis dit, ça y est, ils vont décrocher la lune ! Alors est arrivé l'album du vingtième anniversaire. Ils ont terminé des chansons qu'ils avaient commencées aux tout débuts du groupe. Ils m'ont appelé et m'ont demandé si je voulais revenir, d'abord pour une petite tournée en Europe. J'étais réellement heureux et je suppose que ça s'est bien passé, et ça a débouché sur l'album 'Mindfields'".

Après l'album public "LIVEFIELDS", paru en octobre 99, les musiciens se retrouvent pour penser au disque qui marquera les vingt-cinq ans de Toto. Accaparés par leurs activités solos, ils n'ont pas beaucoup de temps pour composer et enregistrer. Alors, comme l'explique Steve Lukather, ils ont l'idée d'un album de reprises qui serait un hommage aux musiques qui les ont inspirés.

"La plupart des chansons de l'album viennent de notre adolescence, quand nous étions au lycée et que nous jouions dans les mêmes groupes. Sans doute que Bobby lui aussi chantait les mêmes chansons dans les bars en Louisiane. On n'a pas fait ça méthodiquement en réfléchissant autour d'une table. Sur le livret qui accompagne le disque, il y a un petit texte à propos de chaque chanson : pourquoi nous l'avons reprise et ce que représente l'artiste pour nous. On a d'ailleurs travaillé avec presque chacun d'entre eux. A part Elvis Costello et Bob Marley, on les connaît tous."

Cet album s'appelle "THROUGH THE LOOKING GLASS". Toto y reprend Bob Dylan, Elton John, Cream, Bob Marley, Stevie Wonder et les Beatles. On y trouve aussi un titre de Steely Dan, "
Bodhisattva". Comme le rappelle Steve Lukather, ce choix ne doit rien au hasard.

"Quand nous étions au lycée, Jeff Porcaro jouait avec Steely Dan. Parfois, ses frères Steve et Mike, ainsi que David Paich, faisaient des à-côtés et venaient jouer avec nous. Et ce titre, 'Bodhisattva', c'était celui avec lequel on commençait notre show. C'est notre petit hommage à Jeff. Je crois que là où il est, ça le fait sourire et il doit penser : 'Bravo les gars, vous avez fait le bon choix'".

Pour accompagner la sortie de "Through the looking glass", Toto reprend la route. A la veille de la tournée, Steve Lukather explique comment il envisage les prochains concerts.

"Cette tournée sera très spéciale, car nous voulons faire une sorte de rétrospective de nos vingt-cinq années de carrière : jouer des extraits de chaque album, mais aussi les succès que tout le monde veut entendre, ainsi que des extraits du nouvel album. Ce sera une grosse production, avec de la vidéo, une mise en scène et de beaux jeux de lumière. On est véritablement impatients de s'y mettre pour présenter ce tout nouveau show et montrer que, vingt-cinq ans plus tard, on est meilleurs qu'à nos débuts, en ce qui concerne la scène en tout cas. Je suis très confiant dans ce qui va se passer."

La tournée "Through the looking glass" donnera le CD et le DVD "LIVE IN AMSTERDAM", parus en septembre 2003. Mais cette expérience n'a convaincu personne, ni les musiciens, ni leur public qui espérait de nouvelles chansons. Cette lacune est comblée en avril 2006 avec "FALLING IN BETWEEN", un disque très riche et très varié qui est salué comme un grand cru de Toto.
Le groupe se présente avec un musicien supplémentaire, Greg Phillinganes, l'ancien clavier d'Eric Clapton qui apporte à ce travail une touche soul et jazzy. Greg est venu épauler David Paich en studio et le remplacer sur scène, car David a décidé de ne plus tourner avec Toto.

Pour présenter "FALLING IN BETWEEN", Toto revient en Europe et en France pour une série de concerts que Steve Lukather attend avec impatience.

"En Europe, nous nous sentons comme chez nous. Les Français en particulier nous ont toujours bien accueillis. Ils sont très enthousiastes, ils chantent très fort pendant le spectacle et ils nous font de véritables ovations. On sent un peu comme une amitié. C'est plutôt rare entre un groupe et son public. Au départ, on est comme eux, on est simplement des musiciens, on n'est pas des rock stars inaccessibles, on n'a pas la grosse tête. On est comme le groupe des gens. On se moque d'avoir ou non le soutien de la critique, parfois c'est vraiment n'importe quoi. Mais on est toujours là vingt-cinq ans après. On joue toujours à Bercy. Il n'y a pas beaucoup de groupes américains qui peuvent en dire autant."

Le concert du 26 mars 2007 (qui a lieu au Zénith et non pas à Bercy) est enregistré pour l'album "FALLING IN BETWEEN – LIVE", qui paraît six mois plus tard. La tournée se termine à Séoul, en Corée, le 5 avril 2008. Sur scène, il n'y a plus que deux membres du groupe original, Bobby Kimball et surtout Steve Lukather, le seul à avoir participé à toute l'aventure. C'est donc en toute légitimité qu'il déclare, le 5 juin 2008 sur son site Internet, qu'il a décidé de quitter Toto et que, de ce fait, le groupe n'existe plus. Il insiste en disant qu'il ne s'agit pas d'un break, mais que c'est bel et bien terminé.
Le coffret "THE COLLECTION", paru en mars 2008, apparaît comme le testament d'une aventure qui aura duré trente ans. Elle se poursuivra par d'autres moyens, à travers les disques solos des différents musiciens. Steve Lukather a publié son cinquième album solo en février 2008. Il s'appelle "EVER CHANGING TIMES". La tournée qui l'accompagne est sur le point d'arriver en Europe. Steve Lukather sera à Luxembourg le 4 mars, à Paris à l'Alhambra le 9, à Istres le 10 et à Monte Carlo le 11 mars.
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gibsonboy
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MessageSujet: Re: Toto   Dim 21 Mar 2010 - 18:56

Merci TNT :wink:
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Franck



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MessageSujet: Re: Toto   Jeu 9 Avr 2015 - 16:44

TOTO - XIV -  2015 - 4/5

Pour votre serviteur, Toto, c'est comme du jus de carotte, c'est bon pour la santé, mais c'est dégueulasse à boire. (oups ! On me dit à l'oreillette de changer mon intro rappée, par une nouvelle intro plus soft ! ...comme leur musique en somme quoi ! )
Allez Toto seconde prise clap ! … heu zut plutôt : Toto quatorzième Clap !

Entre votre serviteur et Toto, c'est ''je t'aime moi non plus''.
Et ce n'est pas avec ce titre d'album qu'ils vont m'apaiser. Sont pénibles ces groupes qui paressent pour trouver 2-3 mots poétiques pour titrer un album. C'est leur boulot d'artiste, et c'est pas non plus le bout du monde...pfff... bon ! on imagine que ça peut être un clin d'oeil au multi-platine album IV.

Comme le dit le titre Holy War ''Holy war...Show me what you've been concealing
All in the name of peace and love '' (''Guerre sainte. Montrez-moi ce que vous avez dissimulé au nom de la paix et l'amour ''), j'aimerai un peu plus de guerre, et moins de paix dans la musique de Toto. Car quand on a des tueurs comme Lukather et Paich, une musique qui canarde davantage serait bienvenue : des Hold the line, Child's Anthems ou autres titres rock jazz fusion dont sont capables ces blagueurs, et aussi pour contrebalancer des choeurs, souvent mais pas toujours, un peu trop chantilly à mon goût.

Alors quoi de neuf, docteur,  avec ce XIV ? Vais-je encore me rapper des carottes, ou vais-je avoir droit à un bon jus d'orange ? Pour l'âne que je suis, la bonne surprise est au bout de la … carotte. Paradoxe !

Ca démarre plutôt bien avec Running out the time : un bon rock entraînant dont a le secret le groupe, flirtant du bout des lèvres avec la frontière jazz ; un Lukather nous piquant de petites interventions ici ou là, avant de nous délivrer un solo malicieux ! Le refrain rock est accompagné par les choeurs, marque de fabrique du groupe, mais choeur sucrés à la Beatles qui gâchent quelque peu l'énergie du titre. 4,5/5

Le piano de Paich prend le relais et introduit posément Burn pour mieux exploser sur un joli refrain planant, sur lequel Joseph Williams se rappelle au bon souvenir de tous, et soutenu par des choeurs plus virils, et donc bienvenus pour votre griffouilleur. 4,5/5

Holy war est un rock dansant avec un riff enjôleur, toujours soutenu par les choeurs experts du groupe et desquels s'extraient à tour de rôle Lukather et Williams qui apportent force à ce titre chacun avec leur style respectif. Rock sympa à écouter sans risquer de réveiller bébé, bien que Paich et le nouveau batteur Keith Carlock s'excitent bien, avant l'incisif solo du guitariste aux milles prestations studio. 4,5/5

21st century blues, invitera ta copine à s'effeuiller sur ce blues rock suave chanté par la voix chaude de Lukather, qui nous propose un solo très sensuel. Le piano vient (enfin) flirter et s'embrasser avec la guitare. Les choeurs à leur tour, viennent miauler tendrement sur le refrain. Mumm … j'ai chaud, c'est bon … où est ma carotte ? … oups pardon ! 4,5/5

Après ce préliminaire, Orphan m'amène à l'orgasme, mais me le coupe en plein vol : voilà le rock d'assault sur lequel Joseph Williams écorche sa voix, et fait monter le titre au 7° … mais pourquoi  les choeurs ne suivent pas leur leader dans sa fougue ? Et s'offrent sur leur version fm trop sucré, et non rock ! Et pourquoi le final ne déchire pas sur un déluge de guitare et clavier où Lukather se fait étonnament sobre alors que ce titre invite à la folie ? Voilà le titre par excellence qui me frustre : un très bon titre qui aurait pu être un classique live, si ces mecs là se décidaient enfin à jammer comme un groupe de rock, et non comme un groupe ersatz des gnan gna Beatles ou autre rock surf californien bouffeur de barbe à papa à la Beach boys ! Grrrrrrr font chi.. pitin ça pouvait être super bon là !! A quoi ça sert d'être un virtuose ? Neil Schon ne se fait prier lui, pour envoyer des solo lumineux dans Journey 4/5

Après cette gabegie, j'ai envie de m'enterrer au côté du Unknow soldier. Cette power ballade parvient plutôt bien à apaiser ma déception avec ma voix préférée de Toto, celle du brun guitariste, auréolées de belles parties de folk. Cette douceur arrive à s'exclure de la recette habituelle des ballades violetta du groupe. 4,5/5

Puis vînt le drame avec Little things :je pense que la maladie fatale du feu Steve Porcaro a du rendre fleur bleue le groupe pour nous sortir cette pop mielleuse, où on imagine la rythmique samplée, et que même Mickael Jackson, pourtant bien imité vocalement ici, aurait refourgué au premier boys band venu. Je viens de me couper 2 doigts en rappant mes carottes sur ce titre de noël ? de musique pour les nuls ?  1/5 par respect .. allez hop ! cul sec le jus de carotte ! Beurk !

Rien ne vaut un dépaysement pour échapper à la déprime, avec ce Chinatown, pop funky au piano agréable comme sait souvent le faire le groupe, et chanté par les diverses voix comme un rendez-vous régulier. Bien que les Ohohoho vont sûrement me lasser, un saxo accompagne un Lukather encore déterminant sur son solo qui rehaussent ce titre soft. 3/5

All the tears annonce une ballade (avec un titre pareil, tu m'étonnes bugs !) : le groupe change de chanteur pour donner un peu de couleur avec ce clonage de ballades tutuesques (j'invente des mots et j'aime ça : tu veux une carotte ?). Ouais, mais la ruse ne marche pas avec moi les gars. Allez oups, direction le composteur avec les pelures des carottes. 2/5 parce que ça peut pas être pire que Little things, et pour ce fabuleux travail des choeurs.

Après ces 2 ballades, vais-je trouver en Fortune, la mienne ? Oui ! Loto gagnant ! Petit gain, mais gagnant quand même avec cette rock ballade agréable, dont la grosse plus-value est le super boulot des voix qui sonnent ici très bien. 4/5

Great expectations est le feu d'artifice du groupe : le titre prog aux multiples changements, proche de Yes dans l'esprit, et avec qui ils seront en tournée - si ça pouvait les inciter à jammer un peu plus - Le titre étale le savoir faire du groupe, mais nous dévoile à l'inverse, que le groupe en garde sous la semelle sur tout le reste d'un album. Un titre où le plaisir est bien présent, mais aussi la frustration. Un titre plein de symbole donc ! Je tiens là mes voleurs d'orange.4,5/5

Oui, Toto est un groupe de qualité, au talent indéniable, mais qui décidément, n'arrivera que pas assez sur cet album, à assouvir mes grandes espérances de le voir un jour tout donner dans un album rock prog jazz fusion, sans des ballades trop vaseuses ou des choeurs trop crémeux et pas assez souvent hargneux, poils aux yeux.
Des virtuoses, dont un Paich toujours aussi bon accompagnateur, mais toujours aussi discret en soliste, ont décidé à tout jamais de rester des compositeurs de pop rock music soft, avec ces arrangements et ces choeurs si parfaits. Et si, évidement, tout cela est bien plaisant, il n'en reste pas moins que c'est bien frustrant. Faudra que je me fasse une raison un jour, mais pas demain.
Pinaise, même Europe ont poivré leur musique … c'est loin le son des 80 avec les Rosanna et autres Africa ; faudrait un peu laisser pousser les poils sur le menton, les gars !

Alors, ce XIV n'est pas l'album Roi Soleil de Toto, ni le premier bombardement de la Grosse Bertha, mais plutôt la 14è personne qu'on invite à son dîner aux carottes pour combler les superstitieux. Mais, attention, une personne de qualité qu'on a choisie car on l'aime aussi, et avec qui on va passer un bon moment, parce que c'est le pote à qui on fait des blagues sans se fâcher, et donc à qui je refilerai mon dégueulasse jus de carotte … et à qui je piquerai son jus d'orange ! Toto, je t'aime, moi non plus. Tchin !

Chanteurs principaux par titre source wikipedia, sinon votre oreille si vous n y avait pas mis une carotte à l'intérieur.

1.
Running Out of Time
Joseph Williams
4:06
2.
Burn
Williams
4:56
3.
Holy War
Williams & Steve Lukather
5:24
4.
21st Century Blues
Lukather
6:08
5.
Orphan
Williams
3:55
6.
Unknown Soldier (For Jeffrey)
Lukather
5:06
7.
The Little Things
Steve Porcaro
4:34
8.
Chinatown
David Paich, Williams & Lukather
5:07
9.
All the Tears That Shine
Paich & Lukather
5:09
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