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 Glenn Hughes

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Franck



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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Lun 28 Sep 2015 - 22:14

pas fan de doogie, donc serai d accord avec toi
pour GH, je ne suis pas objectif : pour moi il a une voix cameleon

j ai ecouté le nouveau Voodoo Hill, et à la 1er ecoute, il est tres led zep, et Mollo delivre des pepites de solo tres interessants et peu communs
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Franck



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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Jeu 29 Oct 2015 - 17:05

http://rockmeeting.com/index.php/hard-rock-heavy-metal/cd-reviews/7198-voodoo-hill-waterfall

VOODOO HILL – Waterfall – 2015 – 4,5/5

Choisis ton intro !
1- A quoi joue Glenn Hughes, et à un degré moindre Dario Mollo ?
2 -Chef d'oeuvre avorté ?
3- Comme les politiques, on n'a que la musique qu'on mérite ?


Tape 1
A 63 ans et 2 projets plus ou moins avortés scéniquement : Black Country Communion et California Breed, mon chanteur bassiste préféré s'en va tourner avec Doug Aldrich, et enregistre entre temps son 3ème Voodoo Hill avec Dario Mollo.
Alors qu'on le pensait en panne de guitariste, il se retrouve du coup avec 2 bons : un pour le live et le second pour le studio. C'est toujours aussi compliqué à suivre avec lui, mais au moins il y a de la vie et de la diversité. On se demande bien pourquoi il n'arrive pas à aller au bout d'un projet (album+tournée x3 minimum) ? Mais on imagine que malgré son pédigree, il n'a pas toutes les cartes en main.
Dario Mollo nous interpelle aussi en faisant le yoyo avec Tony Martino et Glenn Hughot, toujours en studio, mais jamais in vivo ? Et cela finit par ne plus être rigolo.
Bref, pourquoi ces 2 là ne s'acoquinent-ils pas durablement ?

On jouira donc de cette nouvelle offrande musicale sans trop réfléchir. Ce qui n'est pas le cas du compositeur italien. Car si Hughes produit de la musique classic rock et funky rock, Dario Mollo lui propose d'aller vers l'autre facette du chanteur qu'il délaisse : le coté hard et lourd des Iommi-Hughes, et mélodique du Hughes-Thrall, voire un brin de Phenomena. Bref, vers son coté hard fm classieux.

Tape 2
Ma foi, Dario Mollo s'en sort très bien avec ses influences entre Tony Iommi, Ritchie Blackmore, et un zest de Jimmy Page et d'Eddie Van Halen. L'italien nous propose un bon mix des 2 premiers Voodoo Hill : la mélodie du 1er (All That Remains, Waterfall, Eldorado), et le côté plus hard du second (The Well, Rattle shake bone, Evil thing), tout en rajoutant une pointe de Led Zeppelin (Underneath and Down Below, Karma go) et de Beatles (White feaver, Sunflower).
Ce rajout d'influences ajouté à la symbolique du 3ème album, voudraient qu'on tienne là, un album abouti, voire un summum.
Et ma foi votre serviteur ne sait pas trop quoi en penser ?

Oui ! L'album est bon, très bon même, avec de belles pépites dessus qui mérite à coup sûr d'être proposées en concert. Dario Mollo distille de belles interventions de guitare tant en rythmique qu'en solo, qui sont un régal (le solo dantesque de White feather). Glenn Hughes, qu'on ne présente plus, magnifie le tout de sa voix magique et multi-couleurs.

Tape 3
Mais est-ce parce que cet album sort sous le logo ''Frontiers'' et ses sorties quotidiennes qui me noient ou me blasent ?  Est-ce le côté ''album jetable de consommation'' car non suivi de tournée et de vrai projet qui floutent ma perception ? Mais j'ai comme un petit goût de frustration dans cet album. Et je suis incapable de vous dire pourquoi au final, tant cet album ne me déçoit pas, bien au contraire.
Peut être que sorti à une autre époque, avec un autre état d'esprit, je dirai que cet album n'est pas loin du chef d'oeuvre dans le genre hard fm aor classieux. Ou peut-être ai-je besoin de davantage de temps pour l'évaluer correctement ?
Quoiqu'il en soit, on passe un super moment avec des compositions de qualité et 2 artistes au sommet de leur art. Merci en tout cas de nous proposer ce genre d'album dans un style où The Voice régale aussi, encore et toujours, accompagné d'un guitariste au jeu complet.

***

All that remains : 5/5
Imaginez vous être producteur dans les années 80, un genre de Bob Rock : Qu'auriez vous fait de ce titre ? Pour ma part, je pense qu'il aurait été un tube. Imaginez le jouer façon Bon Jovi de l'époque. Un riff fm style ''Sensitive'' (''This is the story of Frankie The Lion …'' hé hé) du 1er VH, une voix fluide et ensorceleuse, un refrain immédiatement prenant et harceleur qu'on imagine sans peine fédérer en concert, un public comme un seul fan. Un hit comme Hughes ne sait pas vraiment en faire en solo. Et un solo des plus mélodiques et accrocheur d'un guitariste complet … Un guitariste qu'un Hughes se cherche désespérément depuis JJ Marsh.


The Well : 5/5
Sorti en single, je n'avais pas accroché à sa première écoute, et à son côté un peu passe-partout. Pourtant, les choeurs du refrain et son côté légèrement funky puis heavy façon Gone de l'album Iommi-Hughes, font doucement son œuvre, d'autant qu'il est le parfait titre complémentaire à All That remains et perpétue bien à l'ambiance générale de l'album.  Comme quoi la valeur d'un album prend toute sa signification dans ce genre d’enchaînement … bref ces 2 titres feront une sacrée paire en concert. The Well n'aurait pas dépareillé sur l 'album ''Feel'' de The Voice. En définitive : gros riff + refrain accrocheur + rythmique entraînante + un final uppercut = un titre parfait dans le genre.

Rattle shake bone : 4,25/5
Là on découvre un titre hard rock blues entre un ZZ top et le titre bonus Let it down easy du Iommi-Hughes. C'est rock n'roll et bien gras – pas le genre de R'nR light et convenu que Hughes eut fait avec les Boballos ; Non ! ici on a du très bon rock surboosté et dansant où la voix puissante de l'ex Deep Purple fait son oeuvre, mais aussi où Dario Mollo délivre un solo efficace. C'est direct. Un bon titre pour le live aussi. Un peu le ''Days of rock n roll'' ou le ''Hell to pay'' des respectivement derniers albums d'Europe et Deep Purple, sans claviers, mais en moins inspiré tout de même.

Undermeath under bellow : 4,75/5
Tiens ! Voilà le énième clone de Kasmir de Led Zepellin. Mollo se veut très subtil façon No Quarter, pour redémarrer illico vers l'orient – très bon solo mélodique et bluesy, très Blackmorien. Glenn Hughes y apporte toute sa dramaturgie, appuyée par ses propres choeurs … Un petit bijou empli d'émotions.  
Je vous invite en passant à écouter sur les réseaux sociaux musicaux, la reprise de LZ ''Since I've been lovin you'' sur laquelle le chanteur y est juste divin.

Waterfall : 5/5 un must !
Super ballade avec son refrain fait pour se slower, et qui lui aussi ne lâche plus votre cerveau et votre petit cœur romantique. La voix suave du couteau suisse du chant y est tout simplement magnifique, comme souvent, mais elle prend toute son ampleur sur ce genre de titre. Mollo pousse Hughes à briller, et l'accompagne sur un solo final à la slide, version The Gypsy du grand Ritchie Blackmore, mais aussi avec un final qui rappelle le solo de John Sykes sur la ballade Heavens's missing an angel  du Hughes-Turner-Project


Karma go : 4,75/5
Mi tempo rock lourd façon Aerosmith, Led Zep, Black Sabbath. La tête bouge. Le refrain, toujours soutenu par les choeurs, est lui aussi gagnant fortifié par un solo très blues, puis rock, très bien conçu.

Evil thing : 4,5/5
Encore un titre assez lourd, mi-tempo mais en plus rapide. Le titre est moins évident, mais prend aussi racine au fur et à mesure. Mollo intervient dans le second couplet comme pour lui donner un petit coup de fouet. Le refrain est encore réussi : direct, simple, et à reprendre en choeur, refrain assez typé école allemande. Mollo s'éclate décidément à se la jouer Iommi, et avec réussite.
 
Eldorado : 5/5
Titre qui porte bien son nom. On y trouve son eldorado avec ce gros riff bien hard, et un refrain bâti direct pour les stades où je me vois, où je te vois, lever le poing, secouer la tête, sauter et reprendre à tue tête ces choeurs efficaces. Le pont calme qui met encore en valeur cette voix sublime, (oui ! We can hear you !) amène un solo très réussi de Mollo. Un hit.

White feaver : 3,75/5
Intro solo très blues seventies pour cette power ballade avec ce refrain très aérien, un peu Beatles qui me fait somnoler. Toutefois le guitariste enfonce encore le clou avec un long solo blues technique qui précède un final beaucoup plus pêchu à la Led Zep, avec ce chanteur qui rebooste le titre. Mais cela arrive un peu tard. Dommage.

A partir de là, ça commence à se gâter … un album qui aurait du s'arrêter aux 8 titres efficaces précédents, voire à White feaver. Les 2 derniers titres auraient pu postuler sur le fade album Music of divine du chanteur.

Sunflower : 3,5/5
Le titre rappelle cette époque là des 60'-70'. C'est gentil, ça fait penser à Tears for fears, mais ça ne décolle pas vraiment, du moins pour votre serviteur qui n'aime pas ce genre d'influences. Un titre fait pour se reposer, mais qui est le filer de l'album. Pourtant, Dario Mollo y délivre son solo le plus original avec une partie à la Steve Vai. Dommage, le titre vaut pour ce solo excellent à écouter au moins une fois.

Last door : 3/5
Une ballade sans saveur, avec ce refrain planant (plat?),  que la voix extraordinaire de The Voice n'arrive pas à sauver. Faut dire que Hughes prend ici son registre nasillard qui me révulse,  en pâle copie de Stevie Wonder qu'il essaie d'imiter de temps à autre avec peu de succès. Quand on connaît sa voix suave et puissante, ça me fait disjoncter quand il chante de cette façon. Musicalement, l'ambiance encore à la Kasmir sur le final, ni le encore très bon solo, d'un Mollo décidément bien inspiré, n'arrive pas non plus à sauver ce morceau quelconque. Encore dommage.


Dernière édition par Franck le Jeu 29 Oct 2015 - 20:37, édité 1 fois
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The Fab

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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Jeu 29 Oct 2015 - 19:38

Aldrich et pas Aldrige. Tu t'y fais pas, hein !?!?!
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Jeu 29 Oct 2015 - 20:33

:tare: 0023 :fraptet: :frapmur: : bain :
j ai honte suis un boulet ... j édite ! merci !
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js64
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Ven 30 Oct 2015 - 11:11

Merci pour la chro... ils ne commercialisent pas, par hasard, le CD juste avec les 8 premières pistes??? Laughing
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Ven 30 Oct 2015 - 11:28

js64 a écrit:
Merci pour la chro... ils ne commercialisent pas, par hasard, le CD juste avec les 8 premières pistes??? Laughing
non mais si tu enleves ton doigt du cul, tu peux appuyer sur "stop" avant la 9e symphonie pirat
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js64
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Ven 30 Oct 2015 - 14:47

Il n'y a que les boutons éjecte et lecture qui fonctionnent sur mon lecteur et puis quand j'achète un album c'est pour tout écouter... pas de bouse dans mon lecteur! :drapbask2:
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Dim 17 Avr 2016 - 12:09

Belle tournée en perspective...

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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Lun 18 Avr 2016 - 15:09

Je serai à Vauréal.
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Mer 10 Mai 2017 - 18:25

Cherry Red Records va sortir le 30 juin prochain des remasters des albums “Feel” et “Addcition”...



Disque 1:

Big Time
Livin’ For The Minute
Does It Mean That Much To You?
Save Me Tonight (I’ll Be Waiting)
Redline
Coffee & Vanilla
Push!
She Loves Your Money
Speak Your Mind
Talkin’ To Messiah
Maybe Your Baby

Bonus
Holy Man


Disque 2:

Live Carola Holland 20/10/1994

Introduction
From Now On
Interview
Lay My Body Down
Unplugged In Stockholm 28/07/1993
So Much Love To Give
Unplugged In Japan 26/02/1994
From Now On…
You Keep On Moving
Lay My Body Down
SchüTtdorf Open Air 02/07/1994
Burn
Liar
Muscle And Blood
Lay My Body Down
Into The Void
Gettin’ Tighter
Stormbringer



Disque 1:

Death Of Me
Down
Addiction
Madelaine
Talk About It
I’m Not Your Slave
Cover Me
Blue Jade
Justified Man
I Don’t Want To Live That Way Again

Bonus:
Way Back To The Bone (Live)
Touch My Life (Live)
You Fool No One (Live)

Disque 2:

Live In Holland 14/07/1995

Stormbringer
The Liar
You Fool No One
Muscle & Blood
Push
This Time Around
Coast To Coast
You’re The Music
Your Love Is Alright
Gettin’ Tighter
Vocal Intro
You Keep On Moving
Burn
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Dim 25 Juin 2017 - 17:12

J'ai lu quelque part une bonne chro du concert de Glenn au Hellfest... mais je ne sais pas où 0003
Franck! une idée? Laughing
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Mer 28 Juin 2017 - 0:59

Lol oui mais c est la chro du concert au HF ... 2016
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Mer 28 Juin 2017 - 22:24

Laughing... je n'avais pas fait gaffe à la date Laughing Saloperie de facebouc qui nous rappelle ce que l'on faisait un an plus tôt...
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Ven 22 Sep 2017 - 9:25

ma chro : pour une meilleur confort de lecture, cliquer sur le lien
http://rockmeeting.com/index.php/hard-rock-heavy-metal/cd-reviews/8490-black-country-communion-bcciv

***
BLACK COUNTRY COMMUNION - IV - 5/5

Glenn Hughes a beau dire que tout va bien entre les 4 musiciens,

cinq ans après une séparation houleuse avec Joe Bonamassa priorisant sa carrière solo au point de ne pas faire tourner ce dirigeable, et un couac avec Jason Bonham dans leur projet California Breed, on sent bien que BCC est un des gardes-manger du bassiste chanteur dans lequel il apprécie se nourrir par philosophie et/ou bouddhisme. Et ce n'est pas son annonce d'un prochain album à sortir avec un ''autre fameux compagnon'' en pleine promo de BCC, ni le nouveau groupe Sons of Apollo de Sherinan qui retrouve son élément, qui vont nous rassurer, et ce même si tous, mettent tout leur talent dans ce nouvel album. Car écrire des paroles aussi personnelles sur ce IV, alors qu'on aurait pu croire que leur place serait sur un album solo, n'est-il pas gage d'investissement ?

Bref, à l'écoute de ce phénix, à l'artwork facile, une dualité de sentiments m'habite. Aussi je ferai une chronique à la Docteur Hyde et Mister Jekyl.


D'un point de vue de Mister Jekyl

Il y a toujours eu un truc qui me gêne dans ce groupe, et qui demeure pour ce IV, c'est son côté non exploité à 100% ; je m'explique.

J'estime que Glenn Hughes a suffisamment de talent pour éviter de mettre des influences Led Zeppeliniene aussi grasse dans BCC, même si c'est une influence assumée, même si il y a à la batterie le fils de … et même si Joe Bonamassa n'a pas une personnalité assez forte pour proposer quelque chose d'innovant, lui même l'assume. Sauf que c'est un peu trop facile parfois, quand il y autant de talent au m2. Car à l'inverse, porter le costume d'un Jimmy Page quand on en a ni le charisme, ni le talent, même si JB est un grand guitariste, peut faire un effet boomerang. Mais évidemment pour ceux qui vénèrent LZ, ce reproche fera pschiiiit.

Autre ronchonnement : un album (trop?) varié avec du folk celtique, un zest d'aor, du classic rock, du LZ, qui part un peu dans tous les sens à la première écoute, même si au fil des replay, cela en devient au final une force. Puis une ballade hors propos chantée seul par Bonamassa comme de coutume, placée trop vite en 3ème position, casse un peu l'entrée en matière. Enfin, Derek Sherinan, ex Dream Theater, il faut le rappeler vu son sous emploi indécent, est toujours autant mis de côté, et ce malgré des interventions d'accompagnement du plus bel effet.

J'aurai envie de dire à Hughes : ''Arrête avec ce groupe bancal, et poursuit tes délires en solo'' ! Bref tous ces petits détails qui grattouillent mon omoplate, apportent toujours son petit côté déception, par rapport à ce que devrait offrir cette équipe de super-héros aux multiples influences, avec en plus, ce léger doute quant à la réelle direction artistique qu'est censé apporter le producteur Kevin Shirley, surtout quand on sort juste d'un album solo de GH au son assez moderne. Bref, mon Jekkyl ronchonne, mais pas au point de grogner tout de même donc …

… Demandons à mon côté Hyde

Une fois ôté ces quelques poils à gratter, ce 4ème album va-t-il surpasser les I et II du groupe, et indirectement aussi, ce surprenant récent album solo du bassiste ? Et bien passé les premiers titres somme toute assez classiques, mais rassurez vous, d'excellent niveau, on découvre tout simplement un petit chef d’œuvre. Si composer 4 titres de plus de 7mn, jusqu'à 8 et un de 6, n'est pas gage de qualité, la déception s’évapore au fur et à mesure des écoutes, pour disparaître à jamais. La magie opère et se faufile dans le grandiose. Le groupe tire vers le meilleur des précédents albums. Des titres épiques aux arrangements claviers exquis, des titres classieux, des titres aux mélodies accrocheuses : il est clair qu'un effort supplémentaire a été fait, probablement du fait des succès de titres comme One last soul, Great divide, … , et du dernier album solo de l'ex-Deep Purple. Resonate.

The Voice est toujours aussi hallucinant de puissance, de lyrisme, de blues et de soul … et change de tonalité pour quasiment chaque titre, ce qui fait que ceux qui n'aiment pas telle variable de cette légende, ne seront pas trop gênés. A son âge, il reste encore époustouflant. Le pire c'est qu'il chante paradoxalement de façon soft, et n'éclatant les nuages que quand le ciel est trop surchargé d'émotions. Les frissons sont encore au rendez vous à l'écoute de cette voix à la fois majestueuse et déchirante. Ce mec est un extraterrestre. Le guitariste Doug Aldrich (Whitesnake, Dio, ..) a déclaré : ''Glenn Hughes est une bénédiction pour la musique'' ! Tout est dit dans cette phrase : Amen !

Joe Bonamassa, s'il reste dans l'ombre des disparus SRVaughan, Gary Moore, et Rory Gallagher, ne délivre pas moins tout ce qu'il a dans sa besace. Et c'est déjà un excellent pic-nique 4 étoiles en perspective.

Bonham fait du … Bonham, ou plutôt Jason fait du John, donc du costaud. Quant à Derek Sherinan, il illumine magnifiquement la salle de ce mariage blanc, bien qu'on aimerait qu'on le laisse briller davantage en solo. Ha … j'oubliais Kevin Shirley … ben lui, c'est simple, c'est le gars qu'on croit hyper important, mais qui au final pousse un groupe au classicisme le plus ennuyant, alors que le groupe a un potentiel pour sonner moderne. Cf Sherinan et Resonate. Heureusement, Hughes veille au grain en apportant étonnamment une subtile couleur aor, par ses mélodies vocales, qui n'aurait pas dépareillée sur son classieux album solo The Way it is.


Si vous n'avez rien de la discographie de Hughes en solo et de Led Zeppelin, alors cet album, qui est une pure merveille, vous paraîtra un chef d’œuvre de chez Chez d’œuvre.

Le titre par titre essaiera de vous convaincre davantage qu'on tient là encore un bijou de classic rock, même si j'aurais apprécié un son plus aventureux, comme la plupart des mélodies auraient pu l'inciter. On pleure d'avance s'il n'y a pas de tournée, et on priera pour que Hughes se charge alors de présenter en solo des titres de cet album indispensables à vivre live. Encore un joyau pour 2017. Probablement dans mon top 5 de l'année.


Ps : Glenn Hughes a 65 ans : Pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, il est temps d'amener vos progénitures voir une des dernières légendes encore en scène et, surtout une voix qu'il faut entendre au moins une fois live dans sa vie. Vous ne viendrez pas pleurer auprès de tonton Francky ensuite, alors soyez curious, c'est pour votre bien Wink

***

Collide 4,75/5

Un démarrage Zeppelien à la The boy can sing the blues (album Blues de Hughes), donc à la Black dog de qui vous savez, tant par l'esprit que la folie vocale, mais avec un refrain à la mélodie oratrice, captivante, avec ces claviers séducteurs qu'on prend en pleine face, pendant que Joe Page joue parfaitement son rôle de clonage soliste. Belle entrée en matière grâce surtout à ce refrain enlaceur. 5/5 si les 2 titres cités n'existaient pas.

Over my head 5/5

Petit rythme rock sympa, et invitatoire, un refrain simple mais gagnant, assez fm au final avec cette voix de tête. Un morceau léger bienvenu qui ne vous lâche pas le cerveau, et qui va permettre surtout de prendre son souffle pour la suite de l'album, et de fredonner tranquilou dans les bouchons, sans devoir s'appeler Pavarotti. Titre qui aurait sied sur Resonate avec la production de Resonate..

The last song for my resting place 4,5/5

Ballade celtique folk mode pizza complète (violon, guitare sèche puis électrique) qui est à deux pieds de partir en gigue, mais heureusement cela ne va pas dans cette caricature là. Chantée par Bonamassa. très bien chantée d'ailleurs, un zest en plus grave, avec un progrès vocal évident. Une chanson et une voix qui rappellent celles de Darren Wharton (Dare). Hughes ne fait qu'accompagner de loin en choeur le refrain. La ballade n'a pas l'intensité de Song of yesterday, faut dire que c'est difficile de faire mieux, mais sa mélodie est charmeuse et fera sa place dans les soirées hivernales auprès du feu. Effet Bonamassa garanti avec un solo à rallonge pas piqué des vers. Seul bémol : sa position bien trop tôt sur l'album qui casse un peu l'entrée en matière dans l'ambiance BCC, par un intermède au final genre très (trop?) Bonamassa solo.

Sway : 4,5/5

C'est la version LZ -BCC de I am not your slave de l'album solo Addiction. Titre rock ici très sympa mais sans plus, quoique son groove est assez traître car mine de rien, assez hypnotiseur. La plus value restant l'énorme voix de Hughes, et un Sherinan déterminant mais hélàs là encore contraint au banc des remplaçants, alors qu'il aurait pu être le buteur décisif. Ceci dit Bonamassa, ici très Schenkerien envoie grave. Mais je préfère Slave. Comme quoi ça ne sert pas toujours d'avoir des noms, ni d'avoir 5 compositeurs de haut niveau pour refaire ce qui a déjà été fait … de surcroît en mieux : ce titre résume là, toute la pensée de Mister Hyde : Qu'on donne les moyens à Hughes, qu'il embarque Sherinan avec lui, et recrute un guitariste moderne, et qu'il nous fasse une (autre ?) tuerie en solo ou dans un autre super groupe hors LZ.

The Cove : 6/5

Une power ballade qui monte crescendo en intensité et en émotion, qui rappelle la splendide I don't want to live again (album Addiction), mise à la sauce LZ No quarter. C'est planant, ça monte doucement en puissance et surtout en dramaturgie : Monsieur Glenn est brillant, émouvant, et porte encore à lui seul ce titre d'une beauté mélancolique à faire pleurer un Président Nord coréen. … Bonamassa essaie de retranscrire cette dramaturgie, mais il ne boxe hélàs pas dans la même catégorie que Hughes à qui on devrait décerner le titre de 8è merveille du monde pour sa voix. Juste incroyable.

The Crow : 5/5

Badaboom ! Le groupe se lâche ici avec ce rock intrépide, et une intro basse au gros son très sabbathien. Hughes balance sa hargne, tout en restant mélodieux dans un refrain encore prenant. Encore une prestation vocale XXXL et toujours sans répéter la prestation XXXL du titre précédent. Et puis le chanteur laisse place à l'excellent bassiste pour un solo, qui invite, ENFIN, le duo Sherinan-Bonamassa à s'envoyer des baffes tel un Bakkies Botha face à un Gorgodze. Ca fait très mal, et ça fait du bien. Et le pire : une violence qui reste majestueuse. Phrase que vénéreront les matadors et leurs publics avides de sang et de souffrance … pour les autres, pas pour soi n'est ce pas ? petit message perso du corbeau.

Wanderlust 6/5

Attention ! À la première note de piano, appelez de suite le 15, frissons submergeant ! Wanderlust (Chef d') oeuvre dans la même catégorie des rock blues mélodieux mélancolique du duo Tina Turner-Tony Joe White sur Foreign affair. Un début suave dont la voix et le piano font tomber par terre. Le piano qui donne une légère couleur aor à la Toto, mais on reste tout de même dans le blues rock, notamment avec un Bonamassa qui se veut classieux et présent de bout en bout, et se hisse enfin au niveau hughesien : sa meilleure performance de l'album. Le refrain et le pont montent crescendo sur lequel The Voice est juste exquis de suavité, divin de feeling et d'intensité. La dramaturgie rappelle aussi l'album Fused du duo Iommi-Hughes, à l'exception bien entendu, du son du guitariste de Black Sabbath. Un titre qui ne se s'arrête pas – 8mn. Si l'orgue Hammond s'invite sur le final comme accompagnateur, on aurait aimé qu'il s'inscruste en solo aussi, pour définitivement tout exploser avec le guitariste, dont un Neil Schon (Journey) aurait pu aussi être invité pour ce côté mélodieux, et ce même si pour moi, il manque surtout à ce titre le son unique de la Stratocaster de Ritchie Blackmore. Un titre qui aurait pu aller jusqu'au 10mn sans qu'on s'en lasse. Epique, juste fabuleux. Les frissons ne m'ont pas lâchés du début à la fin … Nooooonn ! Mais pourquoi une fin ? … Allez vite : replay ! Allo le 15 ? Sos grands enfants en déstress …

Loves remains 5/5

Reprend l'ambiance de Over my head avec un joli refrain mélancolique chantée encore en voix de tête, sans en faire des tonnes. LZ qui côtoie Muse. Le meilleur du passé et du présent en somme.

Awake 4,75/5

Riff original saccadé rythme rock'n roll façon LZ Trampled under foot, qu'aurait apprécié un Brian Setzer, avec le match revanche entre Sherinan et Bonamassa qui doit exciter Mike Tyson. Hughes se fait sobre, puis appuie quand il faut. Pas un classique en soi, mais un super titre d'album.

When a morning comes 4,75/5

Une ballade à la Days of Avalon (album R.O.C.K) où Hughes commence en mode papa tendre, accompagné de ces touches de clavier en version flûte qu'il affectionne tant. Puis Sherinan réveille ce beau monde avec quelques touches heavy d'Hammond. Le riff est lourd à la Black Sabbath avec le son de Led Zeppelin. Bonamassa déchire à nouveau ce rythme épais de Bonham, toujours inspiré Jimmy Page, et ne laisse que quelques miettes à Sherinan, pourtant encore sur un morceau de 8mn ; mais la présence du piano reste encore soignée et déterminante. Le final s'accélère, avec un Hughes encore en mode boss, sans en faire des tonnes. La force tranquille. Ce titre est un zest moins bien que Days of Avalon, mais comme il s'agit ici de BCC et non de Hughes solo, la masse pensante publique impose qu'on dise que ce ne peut qu'être mieux. Ceci dit, on tient là encore du caviar, qui aurait du avoir la note de 5/5 si Days of Avalon n'existait pas, ou si Bonamassa invitait sur le final un John Sykes, ou pour rester dans le même registre, un Joe Perry ou un Slash. Peut être pour le V ? chiche !
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js64
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Ven 22 Sep 2017 - 19:55

Moi je retiens qu'une seule chose 0003
"J'aurai envie de dire à Hughes : ''Arrête avec ce groupe bancal, et poursuit tes délires en solo'' "
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   Ven 22 Sep 2017 - 20:22

pinaise ! rien qu une ligne ? lol Laughing
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MessageSujet: Re: Glenn Hughes   

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Glenn Hughes
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