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 Club d' écoute musicale

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Phil

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MessageSujet: Club d' écoute musicale   Sam 24 Nov 2007 - 15:12

A l'initiative de Régis Aubert , fondateur du groupe Antrabata et par la même responsable du département Médiathèque de Gagny , un club d' écoute musical se réunit chaque mois afin de découvrir de nouvelles sensations musicales ou bien des nouveautés en termes d' albums d'artistes confirmés . Pour ma part , je trouve l'initiative tout à fait louable car cela permet de rencontrer des gens de sensibilité musicale différente . Voici la programmation de ce samedi 24 novembe :

Susie Arioli : Live (swing jazz)
Devendra Banhart : Smokey Rolls Down Thunder Canyon
Habib Koité &
Bamada : Afriki (musique du monde )
Trentemoller: The Chronicles (electro)
Elisabeth Kontomanou : Back To My Groove (jazz)
Robert Plant &
Alison Krauss : Raising Sand (country &
bluegrass)
The Wombats : A Guide To Love , Loss And Desperation ( rock)
H.F Thiéfaine &
Paul Personne : Amicalement Blues (blues)
Nico Wayne Toussaint : Southern Wind Blowin' (blues )
Moondog : The German Years (77-99) (jazz , musique contemporaine)
Souad Massi : Live Acoustique 2007 (folk influencé mahgreb)
Sigur Ros : Hain (ambient)
Philippe Jarrousky : Vivaldi Heroes (musique classique , voix haut perchée style Farinelli)
Pauline Croze : Un Bruit Qui Court (folk teinté de musique africaine)
The Gossip : Standing In the way Of Control (rock genre Radiohead)
Herbie Hancock: River (The Joni Letters) (jazz)
Teofilo Chantre : Viaja (compositeur attitré de Cesaria Evoria)
Ezekiel : Naphtaline (je ne m'en souviens plus)
Anne Gastinel : Schumann Concerto Pour violoncelle (classique)
Alela Diane (folk influencé Joan Baez)
Divers artistes : Ethiopiques Vol. 4 (world music)
Dionysos : La Mécanique Du Coeur (rock)
Nathalie Dessay : Airs d' Opéras Italiens .

Voilà , c'est sympa . Il est clair qu' on ne peut pas tout aimer . J' aime bien le principe.
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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Dim 18 Oct 2015 - 11:07













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js64
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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Dim 18 Oct 2015 - 15:09

Quoi?!?!? il n'y avait pas eu de club d'écoute depuis novembre 2007 Laughing.
Sinon à part ton titre, je ne connais personne de la liste Laughing.
Merci beaucoup pour la présentation Wink
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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Sam 13 Fév 2016 - 19:58

Voici donc le verbatim, consacré au 1er album de Van Halen, de la présentation effectuée cet après-midi au Club d'écoute musicale dont les thèmes étaient axés autour des premiers albums et de la "toute première fois" durant laquelle nous avons entendu tel ou tel album :







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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Ven 20 Mai 2016 - 22:07

Le prochain, c'est demain. cheers
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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Lun 12 Juin 2017 - 10:19

Voici donc le verbatim de mon intervention au Club d'écoute musicale / La Puce à l'Oreille du 10 juin 2017, club d'écoute consacré aux vinyles.



THIN LIZZY : Live And Dangerous

Quand Régis nous a annoncés à JJ et à moi et ce, il y a déjà plusieurs mois que le brunch serait consacré aux vinyles, j'ai pensé de toute évidence à ce Live And Dangerous de Thin Lizzy. Pourquoi ? C'est celui qui m'a le plus accompagné au cours de ces 37 dernières années et ce, à tous les niveaux. Un album d'une profondeur rare qui sort le 2 juin 1978 et se classe à la deuxième place des charts UK, la BO de Grease lui raflant la médaille d'or sur le "Phil" Lynott.
Parlons-en justement. Thin Lizzy que nous avons déjà évoqué dans un précédent club d'écoute à travers un autre album-culte intitulé Black Rose, c'est surtout l'oeuvre d'un seul homme Phil Lynott, bassiste métis. Un songwriter de talent, disparu le 4 janvier 1986 suite à l'absorption de produits illicites, songwriter de talent donc qui n'a eu d'autres préoccupations  que d'explorer divers horizons musicaux aussi différents les uns que les autres. Par exemple sur ce double live, on y trouve un morceau au rythme limite funk intitulé Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed. Les exemples sont légion.

L'album est produit par Tony Visconti, l'alter-ego de David Bowie. La rumeur dit même que Visconti serait même aller jusqu'à utiliser le son du public d'un concert de David Bowie, argument que réfute catégoriquement Chris O'Donnell, le manager du groupe.

Selon ce dernier, il serait live à 75%, ce que cautionne l'ami Visconti affirmant que la plupart des albums live sont refaits en studio. Pour quel motif ? Tout simplement pour la bonne et simple raison que les gens souhaitent entendre une certaine qualité de son.

L'album commence sur un Jailbreak ponctué de choeurs footballistiques suivi d'un Emerald épique reflétant toute la celtitude de ce grand échalas black, né en Angleterre à West Bromwich qui est venu s'installer à Crumlin près de Dublin.

Jusqu'au paroxysme de The Rocker, passant par le hit incontournable The Boys Are Back In Town (que l'on entendra dans Toy Story 2 et Navy Seals : Les Meilleurs avec Charlie Sheen) et Don't Believe A Word (que l'on retrouvera dans une autre version sur l'album solo de Gary Moore, Back On The Streets, cet album Live And Dangerous nous offre des grands moments de rock mélodique. Dotée d'une redoutable efficacité, Don't Believe A Word affiche un côté presque animal tout comme la pochette qui orne ce double album live où l'on voit un Phil Lynott à genoux , en communion avec le public de l'Hammersmith Odeon de Londres où l'album a été en partie en enregistré. Le concept de cette pochette sera repris trois mois plus tard sur un autre live tout aussi emblématique, celui de Jethro Tull intitulé Bursting Out.



Live And Dangerous offre également des grands moments en émotion comme la ballade Still In Love With You, longue de 7'43 donc pratique pour entretenir une conversation très  rapprochée avec une jeune fille et ce, quand j'avais 18 ans et Southbound que j'ai choisi de vous présenter cet après-midi. Un titre, porté par le subtil jeu de batterie de Brian Downey où viennent se mêler les twin guitars (c'est quand les guitares jouent ensemble) de nos deux artilleurs, le fougueux Ecossais Brian Robertson et le Californien Scott Gorham ainsi que la voix quasi-tropicale de Phil Lynott. Un morceau qui évoque la fin de la ruée vers l'or et le désoeuvrement de ceux qui en furent à ce moment-là à savoir au XIXème siécle.

Je vous laisse apprécier par conséquent ce titre très aérien, autrement dit de la musique qui vous caresse les joues en plein été et ce grâce à une légère brise estivale. Après la musique "alizée", voici la musique "à Lizzy".

PS : Brian Downey, le batteur du groupe sera en concert au Forum de Vauréal le 14 octobre prochain où il reprend l'intégralité de Live And Dangerous.

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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Sam 12 Mai 2018 - 9:41

Houlà, j'ai du retard.............. Laughing

Voici ci-dessous la présentation effectuée lors du Club d'écoute musicale s'étant tenu hier le 2 décembre 2017 à la Bibliothèque Georges Pérec de Gagny :

Tout d'abord, je voudrais rendre un vibrant hommage à Malcolm Young, guitariste rythmique d'AC/DC parti vers d'autres cieux le 18 novembre dernier. Salut Malcolm...

Un groupe qui se fait appeler Les "Pilules du Blues", c'est qu'il a derrière la tête d'entreprendre une thérapie..........de groupe, non ? Eh ma foi, force est de reconnaître que nos quatre compères ont mené leur entreprise "avec brio" comme pourrait l'affirmer un Daniel Auteuil au pas de course.

Créé en 2011 à Örebro en Suède, le groupe composé de la belle Elin Larsson et ses jambes de rêve au chant, Zack Anderson et son demi-frère respectivement bassiste et batteur puis plus tard du petit "Frenchie" Dorian Sorriaux rencontré pendant une tournée française, se taille une solide réputation de musiciens talentueux.

Oeuvrant dans un délicieux cocktail de blues rock, rock psychédélique et soul rock, le combo enregistre donc une démo sur Crusher Records en 2011, qui est également diffusée sur Youtube attirant ainsi l'attention d'un très jeune guitariste breton âgé de seulement 16 ans, Dorian Sorriaux. La rencontre a lieu durant la tournée française qui suit. Et là, c'est l'osmose parfaite après quelques jams et c'est donc très logiquement que le jeune prodige rejoint les Suédois afin de finaliser leur entente et leur collaboration ô combien fructueuse. L'arrivée de Dorian Sorriaux tombe finalement "Pills" Poil. Les Suédois en sont tellement perturbés que lors d'une tournée en Espagne en 2012, tournée qui faisait la promotion de l'EP Bliss qu'ils en oublient notre Dorian national sur une aire d'autoroute alors que ce dernier vêtu d'un simple maillot de bain, sans argent et portable, s'était rendu aux toilettes. Pas très "Sorriaux" tout ça.

2013 est une année importante car le groupe se forge une solide réputation live et ce, grâce notamment à la talentueuse vocaliste Elin Larsson qui éblouit les différentes assistances devant lesquelles elle se produit. La jolie Elin ensorcelle son monde et ce, grâce à sa voix très rocailleuse et très fruitée à la fois. Au final, ça se déguste comme une "Poire Belle Elin".....

Tout s'accélère l'année suivante avec la parution d'un premier album éponyme qui leur fait franchir un cap puisque les Blues Pills se produisent au célèbre Rockpalast d'où est tiré un EP live.





C'est aussi l'année que choisit Cory Berry pour quitter le navire. Le groupe est sous le "Chuck" mais se reprend vite pour engager un local. Vous excuserez l'imperfection de mon accent suédois puisqu'il se nomme André (là, ça va...) Kvarström.

Prenant donc le temps de bien s'accorder, le groupe enregistre un autre album live sobrement intitulé Live capté lors d'une prestation au Freak Valley Festival, un album qui va assoir plus que confortablement le statut et la réputation du groupe.



Tournées incessantes, prestations incendiaires rythment le quotidien du groupe qui publie en 2016 un deuxième opus intitulé Lady In Gold, un album jugé peut-être hâtivement de façon péjorative par certains alors qu'au contraire, il recèle de pépites à la fois funk et soul. Un album donc attachant qui fait évoluer le combo vers quelque chose de plus rythmé et de plus frais aussi.



La tournée qui suit passe par un concert au Trianon le 30 octobre 2016 donnant ainsi lieu à l'enregistrement d'un troisième album live intitulé Lady In Gold - Live In Paris, concert auquel votre serviteur assista avec délectation.



J'ai donc choisi de vous présenter le morceau Bad Talkers au rythme effréné et saccadé, un titre qui vous fera entrer dans l'univers qui vous fera entrer dans l'univers parfois épileptique du combo. "Allez, come on Eilin !!!!!" Nous sommes tout ouïe car c'est là notre meilleure "théra-Pills"....





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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Sam 12 Mai 2018 - 9:42

Voici donc le verbatim de ma présentation au Club d'écoute musicale "La Puce à l'Oreille" du 7/4/18

Tout d'abord, je voudrais rendre un hommage appuyé à ce chanteur immense que fut Jacques Higelin, celui qui m'a tant accompagné lors de périodes un peu compliquées dans mon existence, me gavant alors du triple live A Mogador. Donc, voilà Jacquot, tu es parti mais surtout, "ne te retourne pas" mais tu nous manques déjà.

DELTA DEEP



Delta Deep ? Je comprendrai fort aisément que ce nom ne vous dise rien. Cependant, certains de ses membres sont dotés d'une certaine renommée. Phil Collen dans un premier temps qui officie au sein de la méga-multinationale Def Leppard et ce, depuis 1982 puis Robert Deleo dans un second temps, bassiste quant à lui de Stone Temple Pilots, groupe formé au début des années 90 en compagnie du chanteur Scott Weiland décédé en 2005.

Etonnante donc, cette association entre deux musiciens provenant de deux milieux quand même différents mais qui, au final, n'ont qu'une seule préoccupation ; le blues, le vrai, le retour aux sources auquel tout musicien aspire à un moment donné.

Ce groupe devient rapidement une "affaire de famille" puisque s'y ajoute Debbi Blackwell-Cook au chant, ci-devant belle-maman de notre ami Collen. A noter que notre Debbi, elle quand même assuré les choeurs en compagnie de Luther Vandross et Michael Bubble puis fait partie d'un groupe The Jammers avec lequel elle obtint un hit Be Mine Tonight en 1985 absolument insipide. Bien ancré dans les années 80, on va dire.

Je vous ai dit qu'il s'agissait d'une "affaire de famille", n'est-ce pas et ce, depuis le début, non ? Tout commence donc le jour du mariage de Phil Collen avec sa belle Hélène (loin d'être une poire selon ses proches...) où Debbi s'empare du micro pour interpréter une version acoustique du Muddy Waters Blues de Paul Rodgers (le chanteur ô combien talentueux de Free et de Bad Company). Les convives alors présents demandèrent avec enthousiasme où ils pouvaient se procurer ce titre. Eh bien sur l'album du même nom du sieur Rodgers, disponilble à la Bibliothèque-Médiathèque Georges Pérec. d'autres morceaux surgissent du travail acharné émanant des membres du groupe. Ils ne cessent de penser à BB King, Jimi Hendrix, Little Richard mais aussi au son Motown. D'ailleurs pour certains titres, ça lorgne du côté de Mother's Finest, groupe que je vous avais présenté au Club d'écoute musicale il y a quelques mois.

Par le biais d'un ami, Chris Epting, Phil Collen rencontre Robert DeLeo qui, de son côté est un passionné de blues, de funk et du son Motown. L'osmose est telle qu'enregistrer un album ensemble s'avère être une évidence contre laquelle ils ne peuvent lutter. De cette association des titres émergent donc des titres comme Bang The Lid, Whisky, Shuffle Suite, titres qui vous en conviendrez, respectent véritablement l'esprit originel du blues. Le blues, c'est la souffrance, c'est l'alcool ingurgité en fortes quantités à tel point que lorsque l'on prête une oreille attentive aux morceaux pré-cités, les fantômes de Robert Johnson et de Muddy Waters semblent ressurgir de l'au-delà.

L'album sort donc en 2015 suivi trois ans plus tard d'un album live East Coast Live enregistré chez Daryl Hall, l'alter-ego de John Oates dans le duo Hall & Oates, deux franches réussites, s'il en est.

Permettez-moi ainsi de vous présenter le titre Bang The Lid qui reflète tout de go ce que je viens d'énoncer jusqu'alors.

Allez, je vous laisse en compagnie de nos amis butiner ce savoureux "Collen".



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Franck



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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Dim 13 Mai 2018 - 10:40

merci pour ce superbe CDEM

perso je trouve ce groupe surcôté dont le seul interêt est le nom des musiciens
des groupes de ce genre, yen a à la pelle, et en mieux
mais merci de partager
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Phil

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MessageSujet: Re: Club d' écoute musicale   Ven 15 Juin 2018 - 7:16

Voici donc le verbatim de ma présentation au Club d'écoute musicale "La Puce à l'Oreille" du
9/6/18 :

ERIC CLAPTON / STEVE WINWOOD : Live From Madison Square Garden

Retracer en quelques minutes les carrières exemplaires de nos deux amis, Eric Clapton et Steve Winwood relève de la pure chimère. En effet, ceux-ci ont eu une influence majeure sur le paysage musical britannique mais aussi outre-Atlantique à partir des années 60 qu'il est impossible de tout passer en revue à moins que Régis ne nous invite tous à diner nous offrant en dessert la plus délicieuse des crèmes de marrons.

Commençons par le moins connu des deux : Steve Winwood. Il voit le jour à Birmingham le 12 mai 1948. Très jeune, la scène rhythm & blues le titille et très vite, il apprend l'orgue Hammond et la guitare pour reproduire le plus fidèlement les standards du blues immortalisés par Muddy Waters, T-Bone Walker, John Lee Hooker et consorts.

Il se révèle être un un multi-instrumentiste hors-pair et en compagnie de son frère Muff, il intègre le Spencer Davis Group en 1963. Doté d'un talent incontestable, il compose les hits Gimme Some Lovin' et I'm A Man.





Ne désirant pas s'arrêter en si bon chemin, il quitte le groupe pour s'orienter vers un terrain plus psychédélique mâtiné de blues, de rock et de jazz. Cela prend la forme du groupe Traffic composé de Jim Capaldi à la batterie, Dave Mason à la guitare et au chant ainsi que notre ami Steve Winwood. Deux albums, Mr Fantasy (1967) et Traffic (1968) verront le jour mais aussi deux fructueuses tournées sous la coupe de l'emblématique manager Chris Blackwell, fondateur du label reggae Island Records. Suite à quelques tensions au sein du groupe, certains ayant "poussé le bouchon un peu loin", Traffic se sépare en 1969.

C'est à cette période que Winwood rencontre Clapton avec qui il décide de s'associer pour former Blind Faith. Ginger Baker, l'ex-Cream est également de la partie. Le fruit de leur collaboration se concrétise sous la forme d'un album resté célèbre pour sa pochette censurée par les Etats-Unis où l'on voit une fillette de 14 ans topless qui tient un avion dans sa main droite. Resté aussi célèbre pour le hit qu'il contient à savoir Can't Find My Way Home. Assimilé à un pastiche de Cream par la presse, nos deux amis cessent l'aventure Blind Faith après la tournée faisant la promotion de l'album.



Chacun repart ainsi de son côté. Steve Winwood remonte Traffic pour enregistrer un album live demeuré légendaire. Intitulé On The Road, celui-ci fait la part belle aux improvisations des membres du groupe. Et puis, c'est une carrière solo au demeurant intéressante et ce, grâce à des albums comme Arc Of A Diver (1980) et Roll With It en 1988 qui suit.



Je ne vais pas trop m'étendre sur Eric Clapton dont la carrière exemplaire s'il en est, a influencé bon nombre de guitaristes. Entre les Yardbirds entre 1963 et 1965, John Mayall et les Bluesbreakers au sein duquel il resta un an, le power trio Cream entre 66 et 68, l'éphémère Blind Faith en 69 en compagnie de Steve Winwood, Delaney Bonnie & Friends en 69 et 70 puis Derek And The Dominos dans la foulée, Eric Clapton suscite encore aujourd'hui une profonde admiration et ce, malgré les années noires traversées par notre homme à partir de 1971.

En effet, une déception amoureuse liée à Patty Boyd, la compagne de George Harrison, le touche. "Ce n'est pas du gâteau" pour Eric car "Patty se rit" de lui. Clapton s'isole, ne veut plus enregistrer quoi que ce soit et sombre dans l'héroïne ce qui aura pour conséquence fâcheuse un malaise sur scène lors du Concert For Bangladesh en 71 organisé par Harrison au Madison Square Garden de New York.

Tout ceci a bien évidemment des répercussions sur la conception des albums à venir. Moins de solos, plus de titres destinés à la radio comme I Shot The Sheriff du tout jeune Bob Marley. Des albums inégaux donc, mis à part Slowhand en 77 où il reprend Cocaïne de JJ Cale, titre qu'il finira par s'approprier au propre comme au figuré.

La série noire continue avec deux tragédies majeures. Le 27 août 1990, Stevie Ray Vaughan meurt dans un accident d'hélicoptère alors que c'était Clapton qui devait faire partie du vol. Puis, c'est au tour de son fils Conor de faire une chute du 53ème étage par la fenêtre de son appartement. Il lui dédiera le titre Tears In Heaven un an plus tard sur le majestueux Unplugged.



Clapton vit alors de collaborations avec notamment Carlos Santana, BB King, JJ Cale et donc Steve Winwood qu'il retrouve en 2008 pour une tournée qui fera l'objet d'un CD/DVD live Live From Madison Square Garden. Un concert magnifique s'il en est puisqu'il revisite de façon magistrale le répertoire de nos deux compères respectivement en solo mais aussi celui de Blind Faith.

C'est tout naturellement que j'ai choisi de vous présenter un des titres de ce fabuleux groupe repris ici dans une version live absolument magnifique. Intitulé Can't Find My Way Home, cette chanson ô combien émouvante met en exergue le talent de nos deux amis à la complicité retrouvée.

Tant que le clap de fin ne s'est pas fait entendre, nous ne sommes pas inquiets pour eux. En effet, Winwood ronronne tandis que le Clap tonne dans la nuit new-yorkaise et ce, pour longtemps encore.





Spéciale dédicace à Jjk93 du LZF qui n'a pu assister à la séance et qui d'habitude nous gratifie de CR particulièrement savoureux.
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